Murat-sur-Vèbre

Les Foulées Saint-Jacques

Une partie de pêche proposée par l'AAPPMA

La course de caisses à savon

 

 

Fête : chapeau bas Monsieur le Cochon

Sur plusieurs rangs, le public est agglutiné autour du stade de tennis. Les enfants, eux, ont choisi les « gradins » : ils sont disséminés sur la pente des premiers contreforts du Castelas. L’animateur Cédric Senderens commente à distance les cinq courses du PMR (Pari mutuel rural). Pour le résultat, il fait confiance en la « photo finish » : Francine. D’un œil exercé, elle lui apportera dans l’ordre la couleur (foulard) des porcelets les plus véloces que son mari, à quelques longueurs, applaudit en courant.

Ce dimanche 8 mars avait commencé par le défilé de la corporation des Maseliers. Ensuite, la Compagnie de la Source proposait la pièce réaliste « la Fatigue du cochon ». Puisque, sur scène, est décrit le jour où le saigneur passe à l’acte, une tragédie ? Que nenni, c’est une comédie : les acteurs au jeu plus vrai que nature recentrent la place du cochon, et son importance dans la vie familiale.
Quant aux danseurs traditionnels de la Bourrée montagnarde, après quelques démonstrations bien cadencées, sur les conseils de leur mentor, le public les imita sur la vaste piste de la salle du Petit Train.
En coulisses, les bénévoles continuaient, quant à eux, à se mettre en quatre (commerçants de l’AME, aînés du Castelas, MJC et Comité d’animation), pour que chacun, autochtone ou visiteur, passe une belle journée de fin d’hiver. Mission accomplie.
Légende photo : Retour sur une scène, familière jadis, que les acteurs de Saint-Pons remettent au gout du jour.

Les os : goûtés et adoptés

Les os : goûtés et adoptés

         « Dès que je suis rentré, cette odeur, ce fumet, ça m’a rappelé mon enfance à Cambon ; à la ferme du Fajau si vous connaissez. » Comme les 210 autres convives du repas des os (de cochon), pour accéder en salle des fêtes, Ginette est passée par un hall d’accueil transformé en cuisine par le comité des battages. Là, une bonne douzaine de marmites en aluminium, et au moins autant de bénévoles qui surveillent, touillent au moyen d’une spatule géante, règlent la cuisson, ajoutent de l’eau, goûtent…

« Des os, il y en a 400 kilos, confie Lucien Cros, homme-orchestre de cette animation annuelle. C’est une coutume très locale, qui ne déborde guère du canton. Salutaire en temps de disette, elle remonte à la guerre de 14. Après, les os resservaient : ils agrémentaient la soupe des mois durant. Puis c’est devenu le repas de fête qui clôturait le masèl. » Près de l’estrade, après avoir évoqué la mémoire de l’ami Gérard (Rouanet), bénévole disparu récemment, et signalé la présence d’édiles du pays bas (l’Hérault), Lucien cède le micro à Mambo Jack, véritable homme-orchestre, avec saxo, accordéon et boîtes à musique.
Légende photo : Cuisiniers et marmitons prêts pour le service.